Affichage des articles dont le libellé est Beaujolais. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Beaujolais. Afficher tous les articles

lundi 26 août 2019

CHATEAU DE MONTMELAS - MONTMELAS-SAINT-SORLIN - RHÔNE.

Château médiéval plusieurs fois remanié, le début de sa construction remonterait au XIe ou au XIIe siècle. Il a appartenu à plusieurs familles dont la plus prestigieuse fut celle des sires de Beaujeu. C'est à ce titre que la fille aînée de Louis XI, Anne de Beaujeu (1461-1522) en fut la propriétaire.
En 1566, Jean II Arod (1530-1593) l'acquiert et le transmet à ses descendants qui ont été souvent des femmes, ce qui explique le changement de nom des propriétaires. C'est aujourd'hui la famille d'Harcourt qui le détient.
Il est édifié sur une butte qui domine le paysage environnant de la partie du Beaujolais appelée "Pierres Dorées". Il est entouré d'un grand parc fermé et auquel on accède par des portes fortifiées.
Arrivé au pied du château, on est frappé par l'aspect majestueux des murs et des arbres. Il est à noter que la série télévisée Kaamelott a vu quelques épisodes tournés devant cette porte.
Puis on pénètre dans la première cour qui donne une meilleure idée de la grandeur de l'ensemble. La preuve en est qu'il faut plusieurs photos pour en avoir une vision globale. De gauche à droite, les premiers bâtiments qu'on découvre après avoir franchi la porte, puis une partie remaniée au XIXe siècle par un architecte disciple de Viollet-le-Duc, Louis Dupasquier (1800-1870), enfin, l'entrée du château créée à la Renaissance quand il devient une résidence et plutôt qu'une place forte.
             
 A noter les types variés de construction. Entre le donjon et la tour qui flanque l'entrée renaissance, on remarque que le mur est construit en arête de poisson. Ce système résistait mieux aux attaques (à la bombarde, par exemple), mais était beaucoup plus coûteux. C'est la raison pour laquelle seule cette partie de l'édifice est de cette facture.


 Le donjon : à l'origine il était plus haut. Durant la révolution, la chasse aux nobles était à la mode. Ainsi, des "révolutionnaires" vinrent de Lyon pour emmener le marquis Gaspard de Montmelas, le juger et sans doute le condamner. Les liens d'attachement des villageois avec leur seigneur étaient si forts qu'une délégation partit le chercher et le ramena chez lui. Les "révolutionnaires" s'inclinèrent mais exigèrent que le donjon qui dominait un peu trop le paysage fût abaissé de quelques mètres.



De l'autre côté du bâtiment se trouve la basse-cour, d'où on a une vision grandiose du château. Les créneaux et les mâchicoulis sont dus à Louis Dupasquier dans la mode du temps qui voulait qu'on exagère les références médiévales.
Il en est de même de la porte de la petite chapelle qu'on aperçoit en contrebas de la cour. Ces ornements ont été ajoutés au XIXe siècle.

Il n'a pas été pris de photos de l'intérieur à la demande des propriétaires qui ont déjà subi plusieurs cambriolages. Mais il ne faut pas hésiter à faire un détour pour visiter ce château magnifique. Attention aux jours et heures d'ouverture qui varient en fonction des saisons. 
Et puis, on est en plein terroir Beaujolais. Le domaine viticole de Montmelas produit des vins de très bonne qualité.

mardi 1 août 2017

OINGT - RHÔNE.

Dans le sud du Beaujolais, au coeur du territoire des Pierres Dorées, le village d'Oingt est perché sur sa colline et domine les alentours.
Cette région des Pierres Dorées est ainsi nommée en raison de la pierre calcaire utilisée pour construire les maisons et qui est d'une belle couleur ocre jaune.
A l'époque gallo-romaine, cette commune s'appelait Iconium d'où le gentilé actuel d'Iconiens.
 Oingt fait partie des plus beaux villages de France, à la fois pour sa situation, pour son patrimoine, pour l'ambiance qui règne dans ses rues tortueuses et pour le panorama sur les monts du Beaujolais qu'on découvre tout autour.
Du château construit entre les XIe et XIVe siècles, il ne subsiste que le donjon, une tour ronde qui domine le village. En 1562, le sinistre  François de Beaumont, baron des Adrets, chef protestant, assiège le bourg et le détruit. Il s'ensuivra une autre calamité : la peste. Le village parvint pourtant à se relever et à revivre.

Les photos ci-contre nous montrent la rue principale qui suit l'ancien parcours de la muraille du château.








Au hasard des rues au nom parfois pittoresque (ici, la rue Trayne-cul), on découvre de belles maisons de pierres.
               






La porte de la prison donne envie de commettre des délits pour y être enfermé.








L'église qui n'est autre que l'ancienne chapelle castrale est un autre lieu important pour le patrimoine qu'on y découvre. La rue qui y mène passe à côté d'un vestige du château : l'entrée de la salle des gardes. A travers la vitrine du magasin actuel, on peut s'apercevoir que les murs avaient 1,70 m. d'épaisseur.
                      

Après avoir monté un escalier, du haut duquel on peut voir le village,  on pénètre dans la belle église rustique.



Dès l'entrée, on est saisi par la belle copie d'un tableau du Caravage représentant Saint Mathieu, patron de l'église, écrivant son évangile sous la dictée d'un ange. Plus loin la chaire datant de 1760 et la chapelle Saint Joseph qui renferme différents objets liturgiques et oeuvres d'art dont une piéta datant du XVIe siècle.
                       


Au fond, le choeur avec ses ouvertures aux vitraux d'un bleu intense. A remarquer, les culots représentant les figures de différents membres de la famille des seigneurs d'Oingt dont Marguerite d'Oingt, prieure et première poétesse en langue franco-provençale dont on ne connait que la date de décès en 1310.







L'arrière de l'église est aménagé en terrasse dominant le paysage (dommage qu'on ait cru bon d'y mettre ce moulage de statue de la Vierge qui jure un peu par rapport à l'ensemble du village).








Et pour finir cette description de ce si joli bourg, une adresse : chez Marlies, un petit restaurant-salon de thé, où on est reçu avec gentillesse et où on peut déguster des plats préparés par la patronne elle-même avec des produits frais. Et au final, l'addition reste très modique.


vendredi 4 décembre 2015

SAINT AMOUR-BELLEVUE - SAÔNE-ET-LOIRE.

Quoique la commune de Saint Amour-Bellevue soit en Saône-et-Loire, le vin qu'elle produit sur son terroir fait en majorité, partie de l'appellation Beaujolais.

Son joli nom évocateur lui vient d'un soldat romain converti au christianisme qui aurait refusé de participer aux persécutions contre les chrétiens, à Saint-Maurice en Valais vers 286 (sous le règne de l'empereur Maximien Hercule). S'étant enfui en Gaule, il y devint missionnaire.

Une statuette dans une niche placée sur une maison du village nous le montre tel qu'il serait apparu à ses ouailles.








Le village de Saint-Amour a été débaptisé à la Révolution où on bannissait toute référence à la religion. Il s'appela Bellevue pendant cette période, puis, après le retour du culte, revint à son ancien nom. Enfin en 1903, le conseil municipal reprit ce nom éphémère et l'adjoignit au premier: la commune devint donc Saint-Amour-Bellevue.


Entre les vignes et le paysage beaujolais qui le caractérisent, cela lui va bien.




 Evidemment, beaucoup des maisons qu'on y voit appartiennent à des viticulteurs proposant non seulement la prestigieuse appellation Saint-Amour, mais aussi la simple appellation Beaujolais ou des crus du Mâconnais comme le Saint-Véran.






A une entrée du village, on est accueilli par une vierge installée ici à la demande de Madame Louise Balvay en 1876. Au vu de son aspect, il est remarquable de voir que la religion est encore vivante dans la campagne beaujolaise.






Près d'une petite place ombragée par des tilleuls, se trouve une belle église de pierres dont une partie date du XIIe siècle. Elle est dédiée à Notre-Dame des Vignes. L'intérieur clair dont le décor date du XIXe siècle (1882?) recèle un trésor: un bas-relief roman représentant le Christ.
 
              

On ne peut quitter ce village sans passer par la petite place près de laquelle se trouve le caveau où on peut déguster du Saint Amour de différents millésimes en admirant la fresque murale dédiée à Bacchus.