jeudi 11 octobre 2018

APPARTEMENT D'AUGUSTE COMTE - PARIS - VIème arrondissement

Au deuxième étage d'un immeuble situé au n°10 de la rue Monsieur-le-Prince, ce grand appartement renferme de nombreux souvenirs d'Auguste Comte (1798-1857), le créateur du positivisme, doctrine philosophico-religieuse qui inspira les fondateurs du Brésil.
Le grand homme en fut le locataire de 1841 jusqu'à sa mort en 1857. Par testament, il demanda que l'appartement soit conservé en l'état, ce qui fut fait grâce à ses disciples qui finirent par l'acheter en 1893.
          
En 1844, Comte avait rencontré Clotilde de Vaux qui malheureusement mourut l'année suivante (voir ICI). Elle était devenue son inspiratrice, son égérie et devint une sorte de madone pour la nouvelle religion de l'humanité dont la vocation était de développer le penchant altruiste des hommes. C'est ainsi qu'on peut voir plusieurs portraits de la jeune femme ainsi que le fauteuil sur lequel elle avait coutume de s'asseoir lors de ses visites. Ce siège fut même l'objet d'une profonde dévotion de la part du philosophe après la mort de Clotilde.
         



L'entrée est meublée d'une simple vitrine consacrée au saint-simonisme et d'un curieux poêle recouvert de céramique.









La cuisine a conservé son fourneau et sa cheminée. C'est là qu'officiait Sophie Bliaux. Cette jeune femme qui avait été engagée par Madame Comte en 1841 demeura fidèle à Auguste Comte qui de son côté l'avait prise sous sa protection en en faisant quasiment sa fille adoptive. Elle fut la seule qu'il autorisa à occuper l'appartement après sa mort.



La salle à manger est meublée d'une table et de chaises en acajou. Sur la cheminée, se trouve la balance qui servait au philosophe à peser ses aliments.



Le salon présente un portrait de Clotilde de Vaux par Louis-Jules Etex (1810-1889), ainsi que les fauteuils d'acajou vus plus haut.
Le peintre ainsi que son frère ainé Antoine semblent avoir été des disciples d'Auguste Comte



Le cabinet de travail contient le bureau sur lequel travaillait le philosophe et une bibliothèque. Il travaillait devant un miroir, inspiré par ses "trois anges", sa mère Rosalie, Clotilde de Vaux et Sophie Bliaux.

Sur la cheminée, une tête "phrénologique". La phrénologie est une pseudo-sciences qui prétend que les bosses du crane indiquent le caractère et les prédispositions d'une personne.


La chambre est la dernière pièce de l'appartement. Le lit est disposé dans une alcôve. A côté, un placard renferme une redingote ayant appartenu à Auguste Comte dans les années 1840. Sur un meuble placé sur un autre mur se trouve une photo du philosophe sur son lit de mort veillé par sa bonne Sophie Bliaux.
                    

On y voit aussi une vitrine contenant un autre portrait de Clotilde et deux médaillons qu'Auguste Comte lui avait offerts avant de les récupérer après la mort de la jeune femme.

vendredi 24 août 2018

PORT DE L'ARSENAL - PARIS - XIIème arrondissement.

Certains lieux parisiens échappent au tumulte et au bruit infernal de la circulation automobile. Tel est le port de l'Arsenal, port de plaisance de la capitale auquel a été ajouté un jardin portant le même nom.


Ce dernier tronçon du canal Saint Martin, débouche de sous la place de la Bastille pour se jeter dans la Seine après une dernière écluse.



L'aménagement en port de plaisance date de 1983.
Mais pourquoi "Arsenal"? Autrefois, à la place du boulevard Morland, il y avait un bras de Seine qui séparait la rive droite d'une île aujourd'hui disparue qui était appelée île Louviers. En 1512, sur la berge on édifia un atelier de fonte de canons et de forgeage de fusils. Des explosifs furent entreposés dans une tour voisine de l'enceinte de Charles V. L'ensemble prit le nom d'Arsenal. En 1843, le bras de Seine fut comblé et l'île rattachée au "continent". Le canal Saint-Martin et le port de l'Arsenal étaient en service depuis 1825, mais à l'époque ce port ne recevait que des marchandises.

 Le port de plaisance offre un beau plan d'eau et de nombreux amarrages où les plaisanciers sont fournis en eau potable et électricité.









Le long du port, le jardin offre une belle promenade ombragée entrecoupée de tonnelles et de décors.
On y entre à partir de la place de la Bastille par une allée au caractère rétro. Le Génie de la Colonne de Juillet veille sur le lieu.
      




 


Au détour d'une allée, on peut découvrir cette baigneuse due à Henry Arnold (1879-1945). C'est une oeuvre qui date de 1929.



vendredi 17 août 2018

BALAZUC - ARDECHE.

Situé au bord de la rivière Ardèche, le village de Balazuc possède une histoire qui remonte aux Gaulois, puisque déjà à cette époque il y avait à cet endroit un gué pour passer la rivière.
Au XIe siècle, les seigneurs du lieu construisirent un premier château qui fut renforcé par un donjon au XIIIe.
 Perché sur un éperon dominant la rivière encaissée, il occupe une position particulièrement pittoresque.
A gauche, au loin sur la falaise, on aperçoit la tour de la reine Jeanne qui célèbre la mémoire d'une femme qui si elle ne fut pas vraiment reine ne manquait pas de caractère.

Un dédale de ruelles dont le caractère authentique a été préservé mène à ce qu'il reste du château.









Ce qui fait justement tout le charme de ce village ce sont les ruelles tortueuses qui s'enchaînent les unes derrière les autres par des passages voûtés.
           
Au détour d'une de ces ruelles, on peut découvrir dans une vitrine, un vestige archéologique précieux:  un sarcophage paléo-chrétien datant d'une période entre le IVe et le Ve siècles. Il est sculpté de scènes de la Bible et aurait été fabriqué à Arles.

Ce dédale de petites rues nous mènent à l'ancienne église devenue lieu d'exposition.
             

La montée jusqu'au sommet du clocher, permet de découvrir un magnifique panorama.