lundi 2 septembre 2013

BUSSIERES (Saône-et-Loire)

Le village de Bussières est situé dans la banlieue de Mâcon à environ 10 kilomètres de la ville. Il est un peu devenu, malheureusement, une sorte de village dortoir. Pourtant, il possède un charme évident pour quelqu'un qui prend la peine de le traverser.
Ce qui frappe tout d'abord, du moins durant ce qu'on appelle la belle saison, c'est le fleurissement exceptionnel de cette petite bourgade.




Evidemment, les fleurs ne sont pas le seul intérêt présenté par Bussières. Il possède aussi de très belles maisons en pierre, comme celles-ci.




 
Du haut du Monsard qui domine le village, on peut découvrir un paysage somptueux et une vue magnifique sur les monts du Mâconnais. Ce lieu de promenade couvert de buis (d'où le nom de Bussières) montre
aussi de charmantes petites fleurs (oeillets sauvages de montagne).
   








Il y a aussi ce plaisant petit étang entouré d'un espace vert dont l'entrée est marquée par deux pierres levées.
 
Mais ce qui compte avant tout à Bussières, son trésor, c'est son église romane qui date du XIIe ou du XIIIe siècle.
 

           

                 

Une histoire romantique est associée à cette église: le curé au début du XIXe siècle était l'abbé François Dumont. Vicaire du curé de Bussières, on prétendait qu'il aurait pu en être le fils. Il fut amené à donner des leçons à la fille du comte voisin (au château de Pierreclos). C'était la Révolution et même la Terreur, et au moment où les sans-culottes vinrent arrêter le comte, la jeune fille et son professeur s'enfuirent pour se réfugier en Lozère. Ils y vécurent un an et ne s'en revinrent qu'après le danger passé. Plus tard, la jeune fille épousa un homme de son milieu et les deux anciens amants gardèrent leur secret.
L'abbé Dumont enseigna aux enfants des environs dont Alphonse de Lamartine qui habitait un autre village voisin : Milly. Plus tard, le poète devenu adulte fut l'amant de Nina, la belle-fille du comte de Pierreclos et celle-ci lui raconta l'histoire de sa belle-soeur avec l'abbé Dumont.
Le jeune Lamartine et le curé de Bussières devinrent amis et le poète tira de cette histoire un long roman poétique de 8000 vers : Jocelyn. Aujourd'hui encore, sur le flanc du Monsard, une excavation peu profonde est appelée la grotte de Jocelyn.
Il reste au chevet de l'église cette pierre tombale qui fut dressée à la demande de Lamartine pour la mémoire de son ami.

La description de Bussières, village d'environ 600 habitants serait incomplète si on n'y parlait pas des vignes omniprésentes dans cette région pour le bonheur des amateurs.

2 commentaires:

  1. J'ai récemment re-visité Bussières et la grotte de Jocelyn, un livre de poésie à la main, en compagnie d'un ami fan de Lamartine. Plus que du tourisme : un pèlerinage !

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    1. Il faut en effet être fan de Lamartine pour aller jusqu'à la grotte qui n'a rien de remarquable. Alors que, le village...!

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