lundi 17 septembre 2012

UN FOUR GALLO-ROMAIN - PARIS - Vème arrondissement.

Trouvaille grâce aux Journées du Patrimoine: un four à poterie gallo-romain a été découvert en 1993 lors de travaux dans l'Institut National des Jeunes Sourds.
Le terrain sous lequel se trouvait ce vestige n'avait pas été construit depuis le IIIe siècle. Il faut savoir que ce lieu est resté hors les murs de Paris jusqu'au XVIIIe siècle; et lors de la construction de ce qui allait devenir l'Institut, cet endroit faisait partie du jardin.
Donc, ce four se situe aujourd'hui plusieurs mètres sous le niveau du sol, et est visible à travers un plancher en verre.
Le sommet du four était normalement plus élevé et presque refermé ne laissant qu'une étroite cheminée pour permettre à l'excédent de chaleur de s'évacuer. La température à l'intérieur pouvait atteindre 900° à 1000°.

Le schéma ci-dessus montre comment fonctionnait le four. Sous celui-ci, on disposait du bois qui brûlait pendant des heures. Ce qui est appelé laboratoire servait de chambre de cuisson.
La poterie qui sortait de cet atelier consistait en ustensiles d'usage courant. C'était de la poterie grossière et bon marché.


jeudi 6 septembre 2012

L'HOTEL CHENIZEAU (ou CHENISOT) - PARIS - IVème arrondissement.

Situé dans l'Île Saint-Louis, au 51 rue Saint-Louis-en-l'île, cet hôtel particulier a été construit au XVIIe siècle mais modifié en 1730 par le nouveau propriétaire Guyot de Chenisot.
Il abrita l'archevêché durant le Monarchie de Juillet, puis une gendarmerie. Aujourd'hui, il est le lieu de diverses entreprises de tous ordres et une école de danse.
De style rocaille, il arbore sur et au-dessus de son portail des monstres peu sympathiques, sortes de chimères ou de dragons destinés peut-être à impressionner les visiteurs.
En revanche, le mascaron qui orne la clé de voûte du portail est beaucoup plus amène; à moins que son sourire ne cache quelque dessein diabolique. Dans un archevêché?


Autrefois, le jardin qui se trouvait derrière cette façade se poursuivait jusqu'au quai d'Orléans. 
L'hôtel fut habité par Devin de Fontenay, premier époux de Madame Tallien.
De passage en 2014 devant cet hôtel particulier, une bonne surprise nous y attend : il a été nettoyé. Les sculptures sont nettement mieux mises en valeur, comme on peut le constater ci-dessous.
              




En 2015, c'est encore mieux puisqu'on découvre la cour intérieure.
                   

lundi 3 septembre 2012

ETAPE A FLAVIGNY SUR OZERAIN

Le village de Flavigny sur Ozerain est bien connu pour ses confiseries à l'anis. Les boites métalliques ovales ou les étuis en carton aux décors champêtres sont mondialement connus.
Mais ce n'est pas la seule raison de s'intéresser à Flavigny. Cette commune de l'Auxois en Côte d'Or a un autre trésor : sa crypte carolingienne.
Datant du IXe siècle, cette crypte renfermait les reliques de Sainte-Reine après celles de Saint-Priest et de Saint-Amarin.
Elle est d'un accès libre à partir de l'abbaye Saint-Pierre.

La rotonde orientale


Un des chapiteaux de l'abside

mercredi 27 juin 2012

LUMIERES D'EGLISE - PARIS - IVème arrondissement.

Lumières d'église.


Taches de lumière récoltées à Saint Gervais-Saint Protais.

La lumière  vient déposer une tache de sang sur une des stalles du choeur.


Un bref hommage à l'orgue des Couperin. Pendant presque deux cents ans, cette famille en fut titulaire . Le premier fut Louis (1626-1661), le plus célèbre François dit le Grand (1668-1733). Ils furent 7 en tout.

jeudi 7 juin 2012

UN IMMEUBLE ART-NOUVEAU DE JULES LAVIROTTE - PARIS - VIIIème arrondissement.

Jules Lavirotte fut un architecte extravagant, plein de fantaisie possédant un sens aigu de la provocation mais aussi très sage voire... ennuyeux.
Il s'était fait connaitre par un hôtel particulier construit pour la comtesse de Montessuy au 12 de la rue Sédillot dans le 7e arrondissement. Puis, il construisit des immeubles avenue Rapp décorés de sculptures légèrement érotiques ce qui déclencha un scandale qui lui fit beaucoup de publicité.
Là, nous sommes au 23, avenue de Messine dans le 8e arrondissement. Il y a construit en 1907 un très bel immeuble, particulièrement soigné dans le détail.
L'architecte qui savait s'entourer, avait fait appel à Léon Binet pour les sculptures ornementales et à Auguste Dondelinger pour les ferronneries.
A l'origine, l'immeuble ne faisait que deux étages et se terminait par un toit terrasse.  Les étages supérieurs ainsi que la tour d'angle ont été ajoutés dans les années 1930. On ne peut que le regretter malgré le souci visible des constructeurs de respecter l'harmonie générale de l'immeuble.

 





L'immeuble fait le coin de l'avenue de Messine et de la rue de Messine. L'hôtel mitoyen sur le rue de Messine est aussi de Jules Lavirotte et est tout aussi remarquable.

HOTEL PORTALIS - PARIS - Ier arrondissement.

Au coin de la rue Croix des Petits Champs et de la rue de la Vrillière dans le 1er arrondissement, on peut voir ce curieux hôtel particulier. Il date de 1750 et est l'oeuvre de l'architecte Ledais.

Pour gagner de la place au sol sans trop diminuer la surface habitable, l'architecte a eu l'idée de construire des tourelles sur trompes (les retraits de la base).
Ces retraits apportent un plus esthétique certain au bâtiment qui bien que très sobre, se rapproche du coup du style baroque peu fréquent en France.


 L'hôtel fut acheté et habité (peu de temps) par Jean-Etienne-Marie Portalis, avocat, académicien, corédacteur du code civil et ministre des cultes de Napoléon Ier.
En face se trouve la Banque de France (hôtel de Toulouse). Derrière, on retrouve la place de Victoires et sa statue de Louis XIV.



vendredi 1 juin 2012

LA SEINE ET LE CIEL DE PARIS - PARIS - VIème arrondissement

"J'aime à regarder de ma fenêtre la Seine et ses quais par ces matins d'un gris tendre qui donnent aux choses une douceur infinie... notre ciel de Paris est plus animé, plus bienveillant et plus spirituel. Il sourit, menace, caresse, s'attriste et s'égaie comme un regard humain." Anatole France (Le Crime de Sylvestre Bonnard).


Anatole France écrivain magnifique, un peu oublié malheureusement bien qu'il reçût un prix Nobel en 1921.
Le narrateur, Sylvestre Bonnard, est censé habiter quai Malaquais, et il aurait pu contempler à peu près ce  paysage.
 Au premier plan, le square du Vert-Galant (ancienne île aux Juifs), puis le Pont-Neuf; en arrière-plan, la tour de la Préfecture de Police, à droite; puis un peu plus à gauche la flèche de la Sainte-Chapelle qui semble dominer la lointaine flèche de Notre-Dame ; on devine ensuite le sommet d'une tour de la Conciergerie, et tout à fait à gauche, la tour Saint-Jacques.
 Ou celui-ci avec une lumière plus contrastée :
 Et sous un ciel voilé et légèrement menaçant, tel que décrit avec amour par Anatole France :
Anatole France pouvait apprécier ce paysage: il avait habité le 15 quai Malaquais dans sa jeunesse.
Voici son portrait par Bourdelle.

mercredi 30 mai 2012

Lumières d'église.

Comme promis à mes chères correspondantes, voici trois photos de la cathédrale Saint-Etienne de Sens que j'aime particulièrement.



mardi 29 mai 2012

BOIS-SAINTE-MARIE (2)

Bois-Sainte-Marie toujours..

Je ne peux me décider à quitter l'église de Bois-Sainte-Marie sans montrer l'extérieur qui est tout aussi remarquable que l'intérieur.

Ici le portail principal flanqué de colonnes ornées, comme à l'intérieur, de magnifiques chapiteaux.
 Ici, le très beau bas-relief de la porte latérale représentant la Fuite en Egypte
Les restaurations datent du milieu du XIXe siècle et sont l'oeuvre d'Eugène Millet (un élève de Viollet-le-Duc). Cet architecte a aussi restauré l'église toute proche de Châteauneuf  (et plus prestigieux peut-être le château de Saint-Germain-en-Laye)

dimanche 27 mai 2012

L'ENFER EXISTE, JE L'AI RENCONTRE.

Evadons-nous en dehors de Paris et allons voir une magnifique église de la Saône-et-Loire. Dans le village de Bois-Sainte-Marie, l'église de Notre-Dame de la Nativité renferme des trésors :
Ses chapiteaux et son déambulatoire.
D'abord, ce chapiteau qui montre un damné qui a péché par mensonge ou parjure. Un démon le tient tandis qu'un autre lui arrache la langue.
Comprenez-vous maintenant pourquoi il ne faut pas mentir?

Sur cet autre, deux personnages s'effraient de voir le mal dominer le monde (déjà, à l'époque!).
Il y a aussi le magnifique déambulatoire qui fait le tour du choeur.

Cette église ramone (ou romane!) date des XIe et XIIe siècle et a été restaurée au XIXe.

vendredi 11 mai 2012

Rue DUPHOT - PARIS - Ier arrondissement.


J'ai découvert ce que je crois être la plus petite échoppe de Paris : il s'agit d'un cordonnier qui se trouve à l'entrée d'une cour 12, rue Duphot dans le 1er arrondissement.
Si le coeur vous en dit, je ne suis pas sûr que la promotion dure longtemps.
Cette cour jusqu'au début de la première guerre mondiale abritait un manège, c'est à dire un centre d'équitation.
La manège Duphot, très réputé, avait été créé par le comte d'Aure en 1838, puis cédé à différents administrateurs successifs.