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lundi 18 mars 2013

LA ROCHELLE (6)

Maison Henri II, 11, rue des Augustins.

Cette "maison" de style Renaissance construite en 1555, n'est pas une vraie maison. C'est une galerie d'apparat construite pour relier la tour escalier, à droite, au pavillon de gauche où se situait le bureau du propriétaire.
Celui-ci, Hugues Pontard, était procureur du roi et son fils deviendra maire de La Rochelle.
Le nom de cette construction lui vient du roi de France de l'époque, mais on l'appelle aussi parfois "Maison Diane de Poitiers", du nom de la favorite royale de l'époque. Cette femme de vingt ans plus âgée que son amant, exerça une très forte influence sur le gouvernement en s'appuyant sur le connétable de Montmorency et la famille de Guise.




 
Le décor est finement ouvragé. Ornant le coin du pavillon de gauche, une créature fabuleuse semble guéter le visiteur.
A la place de l'hôtel Pontard, on a construit au XIXe siècle une nouvelle maison qui est aujourd'hui la propriété de la Caisse d'Epargne et de Prévoyance de La Rochelle.

mardi 13 novembre 2012

LA ROCHELLE (5)

Très important dans cette ville: La Lanterne.

Autre tour du front de mer, elle date du XVe siècle. Elle a connu une existence mouvementée entre les guerres de religion, la Révolution et la "conspiration" de 1822.

En plus de la défense de la ville, elle avait à l'origine pour but de servir de phare pour la navigation qui passait au large.
C'est là aussi qu'on désarmait (garrottait) les bateaux qui voulaient entrer au port, afin qu'ils ne présentent pas de danger pour la ville.
Plus tard, durant les guerres de religion, on y emprisonna treize prêtres avant de les exécuter quelques semaines plus tard.
Durant la Révolution, ce furent encore quatre prêtres qui y furent massacrés.
Enfin, quatre sergents y furent emprisonnés en 1822, avant d'être emmenés à Paris pour y être guillotinés; simplement parce qu'ils étaient d'opinions opposées à la Restauration.
Toute cette histoire de la Lanterne lui a valu ses différents surnoms : tour du Garrot, tour des Prêtres, tour des Quatre Sergents.

A droite de la Lanterne, l'esplanade Saint Jean d'Acre
Au loin, les deux tours d'entrée au Vieux Port
 

 La tour est haute de 75 mètres et a un diamètre de 15 mètres dans sa partie la plus ventrue.

Comme on en est à parler de phare, il faut citer l'autre curiosité du genre à la Rochelle: le phare du Bout du Monde.
Cette construction date de 2000 et est une réplique du phare de même nom existant au sud de la Terre de Feu et restauré par un passionné nommé André Bronner, Rochelais d'origine.
Cette copie se situe face à la pointe des Minimes.



lundi 12 novembre 2012

LA ROCHELLE (4)

Moins spectaculaires mais tout de même quelques incontournables de La Rochelle.

Par exemple, la cour de la Chambre de Commerce. Dans une ville dont le négoce a fait la richesse, ce bâtiment ne pouvait qu'être exceptionnel.
Situé rue du Palais, il permet en le traversant de rejoindre la rue Admirault située derrière.
Pour se faire, on a le bonheur de découvrir la cour.

Ce palais a été construit au XVIIIe siècle.






Un autre endroit incontournable: la porte des Échevins. Elle se trouve dans la rue des Gentilshommes, derrière l'Hôtel de Ville. C'est par cette porte que les Échevins sortaient à la fin de leur mandat. Ils devenaient d'ores et déjà gentilshommes, dits de cloche du fait de l'origine de leur ennoblissement.
 
Cette construction date du règne d'Henri IV.
 
On ne peut parler de La Rochelle sans rendre hommage à Jean Guiton, l'inflexible maire qui résista à Richelieu lors du siège de 1628.

On raconte qu'il aurait menacé de mort, quiconque oserait parler de se rendre.
Il fut pourtant contraint à la défaite et à l'exil. Jusqu'à ce qu'il revienne et soit nommé capitaine d'un vaisseau du Roi.

Sa statue date de 1911, est l'oeuvre d'Ernest Dubois et se trouve devant l'Hôtel de Ville.






Au coin de la rue du Minage et de la rue Cordouan, la fontaine du Pilori. Cette fontaine a une histoire curieuse; elle se nomme Fontaine du Pilori, non à cause des condamnés qui y étaient exposés, mais par déformation de Puits Lori.
A l'origine, c'était un simple et vaste trou qui recueillait les eaux d'une rivière. On y descendait par un double escalier dangereux l'hiver à cause du gel.
La décision fut prise de combler cette fosse et de créer une fontaine en surface. Il fallut une dizaine d'années pour y parvenir. L'édifice actuel date de 1722.



La fontaine à l'origine



jeudi 8 novembre 2012

LA ROCHELLE (3)

Après avoir admiré des monuments remarquables, jetons un coup d'oeil sur les rues de la vieille ville.

Ces petites rues calmes ont un charme certain avec leurs arcades.
Tout d'abord, la rue du Palais qui fait suite à la rue de la Grosse Horloge que nous avons visitée dans le post précédent.
Les arcades permettaient aux commerçants d'installer leurs marchandises à l'abri des intempéries fréquentes en bord de mer.
Il y a aussi cette belle maison qui appartint à un maire du 16e siècle qui aimait tant son chien qu'il  fit placer son effigie au sommet de l'échauguette d'angle.


Parallèle à la rue du Palais, la rue de l'Escale doit son nom, non pas au bref arrêt d'un bateau, mais à un conseiller du roi Louis XIV nommé Jean de l'Escale. Il fut également président du Présidial (une sorte de relais du roi dans les provinces ayant des velléités d'autonomie).
Les pierres qui servent de pavés dans cette rue ont une histoire ; elles avaient servi de lest pour alourdir les bateaux revenant du Canada  ou des villes du nord de l'Europe (ligue hanséatique).








C'est en effet assez peu connu, mais La Rochelle était un comptoir de la ligue hanséatique qui regroupait des villes d'Allemagne, de Scandinavie et des pays baltes en vue de faire du commerce international.

Il n'y a pas que les arcades qui sont remarquables:
Ici, un hôtel particulier au 3, rue de l'Escale, dont on ignore beaucoup de choses sinon qu'elle est du 18e siècle et qu'elle est inscrite aux monuments historiques.
 

Autre rue à arcades, la rue des Merciers.
A l'entrée de cette voie commerçante, une belle maison ornée de figures érodées par l'air marin.

 


jeudi 1 novembre 2012

LA ROCHELLE (2)

Je poursuis l'exploration du patrimoine de cette ville superbe de La Rochelle.
Aujourd'hui, je vous livre la Grosse Horloge.
Face au Vieux Port, cette tour datant du XIVe siècle, était partie intégrante de l'enceinte médiévale qui séparait le port de la ville. 
Elle subit plusieurs modifications.
A l'origine, elle comportait deux ouvertures réunies en une seule arcade en 1672.
En 1478, on l'avait surmontée d'un campanile abritant la cloche; puis, en 1746, on modifia entièrement le sommet pour lui donner l'apparence d'un cartel.
 

A travers son arcade, on pénètre dans la ville par les rues piétonnes.
Cinquante mètres plus loin, en avançant dans la rue de la Grosse Horloge, on arrive au croisement avec la rue du Temple.
Celle-ci ne doit pas son nom au culte protestant pratiqué naguère dans cette cité, mais aux Templiers.
Là, nous découvrons une maison étrange datant de la Renaissance; on l'appelle maison au Huron.
Elle doit ce nom au masque d'indien sculpté à son angle presqu'à hauteur du regard du passant.
 
Un des arceaux de la maison s'orne d'un magnifique mascaron.
Ces ornements rappellent le lien qu'entretenait la ville de La Rochelle avec le Canada, quand il s'appelait encore Nouvelle-France.

mercredi 31 octobre 2012

LA ROCHELLE (1)

Un petit voyage dans une ville riche de nombreux trésors: La Rochelle.
Pour commencer, le lieu symbolique par lequel on reconnait à coup sûr cette ville: le Vieux Port.
Je vous le propose à différentes heures de la journée.
Le matin
Contre-jour, l'après-midi
Au coucher du soleil
La tour de gauche est appelée Saint-Nicolas, celle de droite, la tour de la Chaîne.
A droite de la tour de la Chaîne, on aperçoit en arrière-plan la tour pointue de la Lanterne.